Un collectif militant de gauche engagé dans la lutte contre la libéralisation de l'euthanasie et du suicide assisté en France
La Cellule Antivalidiste Parisienne (CAP) est un collectif militant engagé dans la lutte contre la libéralisation de l'euthanasie et du suicide assisté en France. Nous nous inscrivons dans une démarche de gauche, portant des valeurs de solidarité, de justice sociale et d'humanisme.
Nous refusons une société qui, plutôt que d'offrir une vie digne aux personnes malades et handicapées, leur propose une « fin de vie digne ».
Une vie digne, pas une mort digne
Notre action s'inscrit dans une perspective antivalidiste, c'est-à-dire contre la hiérarchisation des vies basée sur l'état de santé, l'autonomie ou la productivité des personnes.
Face au projet de loi sur « l'aide à mourir », nous alertons sur les dangers d'une dérive validiste et eugéniste.
Le validisme désigne une hiérarchisation des corps et des vies, où les personnes en situation de handicap sont perçues comme « hors norme », et où cette différence justifie leur mise à l'écart ou leur exclusion. C'est un système de pensée profondément ancré dans la société qui considère la vie des personnes en situation de handicap comme moins digne, moins vivable, et le handicap comme une souffrance dont il faudrait être « libéré ».
Cette logique validiste imprègne le débat sur l'euthanasie : quand une personne valide exprime des idées suicidaires, elle est prise en charge, écoutée, et on mobilise des dispositifs de prévention. Quand c'est une personne en situation de handicap, ce même désir peut être perçu comme rationnel ou compréhensible, et l'on peut alors l'accompagner vers la mort. Cette différence de traitement révèle une discrimination systémique inacceptable.
La Belgique, qui a légalisé l'euthanasie en 2002, offre un exemple édifiant des dérives possibles. En 2024, 3 991 euthanasies ont été recensées, marquant une augmentation de 16,6% par rapport à 2023. L'euthanasie représente désormais 3,6% des décès enregistrés dans le pays. Cette progression constante révèle une banalisation progressive de la pratique.
Plus inquiétant encore, les euthanasies pour des patients dont le décès n'était pas attendu à brève échéance continuent d'augmenter : 932 cas en 2024, contre 713 l'année précédente. Six cas d'euthanasie de mineurs ont été déclarés depuis l'extension de la loi aux mineurs en 2014.
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